Le temps de peindre dernières modifications 15/02/2005 |
C’EST EGOISTE DE PEINDRE, IL VAUDRAIT MIEUX S’OCCUPER DES AUTRES
On peint pour les autres. On ne le sait pas forcément au début, tant
est abîmée notre relation à l’inspiration. Mais dès que le peintre se
fortifie dans sa pratique, naît en lui le désir d’exposer. Les tableaux
sont là pour être vus par des amateurs, pour leur plaire ou leur déplaire,
pour qu’ils se situent par rapport à ce qu’ils regardent, et qu’un lien
s’établisse entre eux et le peintre.
Peut-être dans un premier temps, s’agit-il de prendre soin de soi
avant d’être réellement en mesure de s’occuper des autres. Etre bien
dans sa peau est peut-être le plus grand don qu’on puisse faire aux autres.
La frustration par contre n’est jamais un cadeau. Si vous êtes portés par
le mouvement de peindre, faites-le. Au bout du compte on vous en saura gré.
Quelques grincements de dents et commentaires acides vous signaleront peut-être,
au début, que les intérêts de certains de vos proches ont été bafoués.
Mais ce n’est pas s’occuper des autres que de servir leurs intérêts.
Et si le rapport de pouvoir est tel que peindre met en péril
l’équilibre de votre vie, c’est une autre histoire :
une affaire de pouvoir pour laquelle la peinture ne peut pas forcément
grand chose. |