Le temps de peindre dernières modifications 15/02/2005 |
CE QUE JE PEINS, C’EST N’IMPORTE QUOI
On a souvent ce sentiment là au moment où l’on peint. Quelque chose
s’exprime, nous ne le reconnaissons pas comme une expression et nous le
ressentons comme n’importe quoi. Ce sont les autres, après coup, qui vont
nous révéler que ce
“n’importe quoi” était en fait un tableau. Qu’importe donc le
sentiment que je ressens au moment où je peins. La plupart du temps, il me
trompe. Il s’agit juste de continuer à peindre, de laisser venir les
gestes, de laisser s’épanouir l’espace, d’accueillir les couleurs comme
elles se présentent sur la toile.
Le “n’importe quoi” est une composition que je ne suis pas encore
capable de repérer. C’est en cela qu’il est libre. Quand nous avons le
sentiment que nous peignons n’importe quoi, c’est plutôt un bon indice :
peut-être sommes nous en relation avec le mouvement de l’inspiration. |